10 juin 2009

Nettoyage du port de Marseillan

En lien avec les associations "Les Mougères" et "Clersmar", le "Civam Bassin de Thau" participera au prochain

nettoyage du port de Marseillan-ville, le samedi 20 juin.

Rendez-vous des plongeurs et des assistants à terre à 9h00 au port.

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, soit en qualité de plongeur, de bateau d'assistance/sécurité, soit en collecteur au port.

Tous les participants seront invités, en fin de matinée, à commenter les résultats autour du verre de l'amitié sur le quai.

Pour plus de renseignements: lesmougeres@sfr.fr - 04.67.77.29.33.

 

 

06 décembre 2008

2009 devrait être difficile pour les ostréiculteurs

Pourquoi 30 à 80% des jeunes huîtres meurent avant d'arriver à maturité...

 

étang de thau 2009.jpg

30 novembre 2008

Calamité agricole

La surmortalité des huîtres du bassin de Thau l'été dernier a été qualifiée en "calamité agricole". Les conchyliculteurs peuvent solliciter l'allègement de leurs charges, un prêt pour le rachat de naissains... Et une aide d'1M d'euros leur est octroyée par les élus du Conseil Général (pour une perte de 8M d'euros).

332 entreprises sont concernées.

08 septembre 2008

Des mesures pour les ostréiculteurs

Extrait du Nouvel Observateur 29 août 2008

Des mesures d'accompagnement pour les ostréiculteurs

PARIS - Michel Barnier annonce des mesures d'accompagnement à hauteur de cinq millions d'euros en faveur des ostréiculteurs affectés par les mortalités exceptionnelles de jeunes huîtres.

Le Fonds d'allègement des charges (FAC) sera mobilisé à hauteur de 2,5 millions d'euros, précise le ministre de l'Agriculture et de la Pêche dans un communiqué.

Le FAC "est destiné à aider les exploitations spécialisées en production de naissains et de demi-élevage qui ont enregistré des pertes significatives".

"Il interviendra sous forme de prise en charge d'intérêts sur les échéances des prêts professionnels à long et moyen terme, d'une durée supérieure à 24 mois", indique le communiqué.

Des prêts bonifiés de trésorerie pourront être octroyés pour financer le rachat de naissains nécessaires au réensemencement rapide des parcs à huîtres. Une enveloppe de 2,5 millions d'euros de bonification d'intérêts sera par ailleurs débloquée par l'Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l'aquaculture (Ofimer).

"Cela me paraît extrêmement faible, tellement dérisoire. On estime les pertes pour l'ensemble de l'ostréiculture française entre 150 et 180 millions d'euros!", a déclaré à Reuters Jacques Baron, l'un des porte-parole des ostréiculteurs de Charente-Maritime et responsable à la Confédération paysanne.

"Il manque cinq milliards de naissains à 10 euros le 1.000, ce qui fait 50 millions d'euros!". "Nous allons étudier ces mesures mais elles sont notoirement insuffisantes".

Les jeunes huîtres de la plupart des bassins d'élevage de France, quatrième producteur mondial de ce coquillage, ont été touchées cet été par une surmortalité encore inexpliquée par les scientifiques.

La surmortalité frappe entre 40% à 100% des huîtres juvéniles, âgées de 12 à 18 mois environ - celles qui devraient se retrouver dans les assiettes pour les fêtes de fin d'année 2009. Le phénomène touche presque tous les bassins français, à l'exception notable de celui d'Arcachon, en Gironde.

Avec 130.000 tonnes d'huîtres produites chaque année, la France est le premier producteur européen et le quatrième dans le monde derrière la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

       
         

03 août 2008

Mortalité jeunes huîtres

Extrait du Nouvel Observateur 25 juillet 2008

En visite jeudi à Marennes, le ministre de la Pêche, Michel Barnier a rencontré des ostréiculteurs touchés par la surmortalité des jeunes huitres cet été.

A l'issue d'une rencontre avec des ostréiculteurs à Marennes, le ministre de la Pêche, Michel Barnier a indiqué, jeudi 24 juillet, qu'il mobiliserait des fonds pour venir en aide aux professionnels touchés par la surmortalité des jeunes huîtres observée cet été. Il n'a pas donné de calendrier ni évoquer de montant.
Au cours d'un point presse, le ministre a déclaré qu'il mobiliserait le fonds d'allègement des charges, le fonds de calamité agricole et qu'il y aurait des reports d'échéances fiscales pour les entreprises les plus en difficulté suite à cette surmortalité des naissains (larves d'huîtres).

"Un agent pathogène"

Michel Barnier a ajouté que le calendrier des aides sera déterminé dès qu'un diagnostic plus précis de la situation aura été établi.
Selon l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), la mortalité des jeunes huîtres cette année est de 40% à 100% selon les sites pour un seuil d'alerte fixé à 15%.
Michel Barnier, qui a souhaité "marquer la solidarité du gouvernement" avec les ostréiculteurs, a indiqué que "cette mortalité (s'expliquait) par un agent pathogène", dont l'origine n'est toujours pas connue.

Premier producteur européen

Le ministre a évoqué "une crise d'une ampleur inconnue depuis les années 70", quand un agent pathogène a décimé l'huître plate portugaise, remplacée depuis par l'huître creuse, d'origine japonaise, pour représenter 99% de la production française.
La France, premier producteur européen et quatrième mondial, derrière la Chine, le Japon et la Corée du Sud, compte 15.000 à 20.000 ostréiculteurs, qui produisent 130.000 tonnes d'huîtres par an.

 

 

 

21 juillet 2008

Les huîtres souffrent d'un mal inconnu

Extrait du Nouvel Observateur 12 juillet 2008

 

Les huîtres françaises souffrent d'un mal inconnu

Face à une surmortalité des jeunes huîtres, encore inexpliquée par les scientifiques, le Comité national de la conchyliculture s'est réuni vendredi à Paris. Le ministre Michel Barnier a demandé une "évaluation de la situation sanitaire".

Les jeunes huîtres de la plupart des bassins d'élevage de France, quatrième producteur mondial de ce coquillage, sont touchées par une surmortalité encore inexpliquée par les scientifiques. Le phénomène, qui inquiète les producteurs, faisait l'objet d'une réunion vendredi 11 juillet au Comité national de la conchyliculture, à Paris, en présence de représentants de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), et du gouvernement.
Selon l'Ifremer, la surmortalité frappe entre 40% à 100% des huîtres creuses, d'origine japonaise, qui ont remplacé les huîtres plates, et qui représentent aujourd'hui 99 % de la production française. Cette surmortalité touche en particulier les huîtres juvéniles, âgées de 12 à 18 mois environ, celles qui devraient se retrouver dans les assiettes pour les fêtes de fin d'année 2009.

Surmortalité

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a précisé que ces chiffres étaient largement supérieurs à ceux "constatées les années précédentes", concernant "tous les bassins de production ostréicoles français", à l'exception notable de celui d'Arcachon, en Gironde.
Mais "au sein de certains bassins touchés, des zones ne le sont pas", a précisé une porte-parole de l'Ifremer.
"J'ai acheté environ 200.000 naissains (larves d'huîtres). Tout est à jeter!", se désole Olivier Gonzalez ostréiculteur à Bouzigues (Hérault), au bord du bassin de Thau, le plus touché de l'Hexagone.
"On est face à un gros problème économique (...) On ne sait même pas si le phénomène est stabilisé. On va voir aux prochaines marées si des adultes sont atteints", constate Martial Monnier, directeur général du Comité national de la conchyliculture (CNC).
"On a toujours un phénomène de surmortalité des jeunes huîtres l'été, mais jusqu'à 30% maximum, poursuit M. Monnier. On n'a jamais vu ça"

Mobilisation générale

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche a demandé à l'Ifremer de "mobiliser tous ses moyens de recherche" Michel Barnier a aussi "saisi l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) afin de mener une évaluation de la situation sanitaire".
Dans le meilleur des cas, les huîtres ne souffriraient que d'un stress provisoire lié aux brusques changements de températures en juin et les ostréiculteurs pourront reconstituer leurs stocks, au prix d'un nouvel investissement.
Les producteurs d'huîtres craignent surtout l'apparition d'un virus, comme celui qui avait décimé les huîtres plates dans les années 1970. Il faudrait alors un ou deux ans pour identifier le virus, selon M. Monnier.
Pour l'heure, "les entreprises recourent au chômage technique. Pour ne pas accentuer le phénomène, il est recommandé de ne pas toucher aux parcs", explique-t-il.
La surmortalité pourrait aussi être due à une algue toxique, à la pollution ou à une hausse brutale de la température de l'eau.